Archives d’Auteur: Guy Boulianne

Making Up The World, by Mark Fleckenstein

ISBN : 978-1-77076-719-5
Format : 66 pages, 6 x 9 inches
Interior Ink : Black & white
Binding : Perfect-bound Paperback

MAKING UP THE WORLD is a series of lyrical meditations and reflections of one man’s journey through the present and future, relationships, successful and unsuccessful and making the world manageable, by making up a manner of being in the world that is truly one’s own.

ABOUT THE AUTHOR:

I was born in Chicago, and grew up in Ohio, Michigan, Connecticut And North Carolina. I graduated from University of North Carolina in Charlotte with a B.A. in English. While attending Vermont College of Fine Arts, (receiving my MFA in Writing), I moved to New Hampshire. And then, Massachusetts, where I became very involved in the poetry community in and around Boston, for over 30 years. I was an assistant editor for (BLuR), the Boston Literary Review, founder/coordinator of two bi-weekly poetry reading series in Boston and a workshop leader, I’ve given poetry readings with famous poets (Charles Simic, Linda Gregg, Mark Doty, Mark Cox and Carl Phillips) and not so famous poets. I have two incredible daughters and a very eccentric and lovable lomg haired black cat named Ariadne.

My other publications: Failed Stars (Cervena Barva Press), God Box (Clare Songbird Publishing) and Lowercase God (Finishing Line Press I have also published two chapbooks: The Memory of Stars, (Sticks Press, 1995) and I Was I, Drowning Knee Deep (an online chapbook) (Sticks Press, 2007).

PRICE : 13.25 US$

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Les Biflides se souviennent, par Guy Boulianne

ISBN : 978-1-926723-07-5
Format : 40 pages, 8.5 x 8.5 po., broché,
papier intérieur : Encre intérieure, couleur pure,
couverture extérieure #100 en quatre couleurs

Avant de lire « Les Biflides se souviennent », il serait peut-être préférable de lire d’abord les « Avant-propos d’un prince fou » de Guy Boulianne si l’on veut de la clarté et du sens, des vers et des verbes qui raisonnent. Car une fois sur Les Biflides se souviennent, tous les liens avec le réel seront coupés. Le non-sens sera roi. Le rêve de substituera au réel. L’imagination épousera les fantasmes les plus enfouis. Le monde finira d’être ce qu’il est vraiment pour devenir ce qu’il devrait être par la force de l’imaginaire. Hommes, plantes et animaux ne feront plus qu’un. Fusion de tous les êtres, de toutes les créatures. Le petit être deviendra grand et le grand deviendra petit. Aucune notion de temps. Aucune notion d’espace. Aucun souci de forme, ni du beau, ni de l’utile.

Il serait préférable, avais-je dit, de lire d’abord les Avant-propos d’un prince fou car on trouve déjà dans son « Cauchemar », ces choses aux formes rondes, ces animaux bizarres, ces danses d’orgie, ces couleurs de mille feux, ces fleurs et ces plantes hallucinogènes qui poussent dans l’eau et cette sensation de bien être quand on rêve, qu’on retrouvera une fois sur Les Biflides se souviennent et ses illustrations.

Illustrations qui, au lieu d’apporter un quelconque éclairage, inversent toutes les perceptions que nous avons de la vie et des choses. C’est comme si l’on voyait du mauvais côté des jumelles. Ce sont des détails tirés du célèbre tableau de Jérôme Bosch à trois panneaux « Le jardins des délices». L’auteur a choisi le panneau du centre qui représente le paradis terrestre où les animaux et les hommes vivent en harmonie. Une harmonie démoniaque, soutiennent ceux qui n’y voient que sexe, sodomie et perversion.

Guy Boulianne annonce déjà que c’est un court récit de voyage surréaliste et complètement absurde. C’est donc un monde dicté par la pensée, en l’absence de tout contrôle exercé par la raison. Les propos comme les images échappent à toute logique ou à tout sens commun. C’est là la toute puissance du rêve.

Mais comment et pourquoi lire un récit de voyage où il n’y a rien à comprendre ? Quel intérêt revêt un écrit dépourvu de tout sens de toute préoccupation esthétique ou morale.

En sachant que Guy Boulianne est à la fois poète et peintre qui a ouvert ses propres galeries d’art, qui a vécu en ermite s’entourant de ses livres, on s’approche peut-être de la réponse. Car j’imagine qu’il faut agir avec son récit de voyage de la même manière qu’avec une production picturale. C’est-à-dire qu’il faut fermer les yeux, rompre avec le monde rationnel et se laisser emporter par les images et seulement par les images que suggèrent ses vers.

Il y a effectivement de nombreuses images mais qui ressemblent parfaitement aux détails d’un gigantesque tableau, à l’image de celui de Bosch « Le jardin des délices ». Elles sont aussi dignes de ce peintre gothique du quinzième siècle. J’en ai dénombré seize. Il va sans dire que c’est un compte tout à fait subjectif puisque dans pareils cas, à chacun d’imaginer le message et la signification des images, à chacun de retrouver sa petite vallée personnelle.

  • Image une : Un ivoire en pendaison. Des gens frottant la cervelle sur les caveaux de l’oubli. Des milliers de fourmis et d’araignées vont et viennent sur les pavots du Calvaire.
  • Image seconde : Un lieu où les sandales mangent du riz. La vie se gave de confiture. Luxures légères. Les Biflides qui jonchent la rivière.
  • Image trois : Les plafonds tombent. Au-delà le verbe il y a un trou, et ce trou, plus grand qu’une épave qui se fait belle.
  • Image quatre : Les soldats au fières allures cherchent la mort au coin des rues.
  • Image cinq : Le roi- écrevisse court à sa perte.
  • Image six : Un troupeau de vaches qui broute l’herbe. Un ciel ombragé d’un lendemain sans futur. Les monstres…
  • Image sept : Manger de nos chairs en amour.
  • Image huit : Un parc où on va tous chercher la gloire. Les oiseaux perdent la tête. Un chat n’ose traverser à cause des passants. Tout respire le qui-vive d’un matin ordinaire.
  • Image neuf : Un nuage et un clocher s’embrassent.
  • Image dix : Colline de Jultère. Ce pays où parfois, jonction et friction ne font qu’un et qu’une pluie inonde de plongeons de miroirs.
  • Image onze : La mer ensoleillée. Vaporeuses illusions cristallines. Les chats boivent de l’eau. Les oiseaux dansent. Les hirondelles scintillent aux mouvements des profondes lumières.
  • Image douze : Un mouchoir des pleurs. Se voit d’un mille de distance.
  • Image treize : Le rouge vif d’une bouteille en écume. Tristesse et cœurs en détresse.
  • Image quatorze : Un bidon qui traverse un flipon. Des rêves crapauds sautent par-dessous les verres. Un crapaud saute par travers. Les bidons rêvent dessous les verres qui viennent.
  • Image quinze : Au loin, un cri, plus fort qu’un écho. Des sons nébuleux.
  • Image seize : Des lendemains ténébreux. Poisson d’or. Lieu de dérision. Des frissons.

Les Biflides se souviennent est un court récit de voyage où le pinceau et la plume se confondent comme se confondent les personnages de Bosch. Des images à regarder, des vers à lire de « l’intérieur ».

Nous avons, certes, l’habitude d’écrire noir sur blanc, mais que se passerait-il si nous écrivions blanc sur noir ?

— Abdelouahid Bennani, poète

  • Illustré par Jérôme Bosch : Le Jardin des délices (1480-1490).

PRIX : 18.00 $CA

La bataille des saints, par Guy Boulianne

ISBN : 978-1-926723-09-9
Format : 76 pages, 6 x 9 po., broché,
papier intérieur crème #60, encre intérieur noir et blanc,
couverture extérieure #100 en quatre couleurs

En lisant « la Bataille des saints » de Guy Boulianne, le lecteur y découvre l’oeuvre d’un jeune poète. La jeunesse y laisse sa trace. C’est vrai que la poésie n’attend pas ; Rimbaud, Nelligan n’ont-ils pas écrit leurs oeuvres avant qu’ils eurent vingt ans.

Le poète lance son cri vibrant, il se cogne au mur de la dure réalité de la vie. La vie, la mort, l’amour, la solitude, le rejet sont les thèmes de ce recueil : « A savoir si je mourrai avant même de frôler ma destinée », écrit-il.

Le drame de toute cette jeunesse d’aujourd’hui est ici noir sur blanc.

Seul, il ose crier son mal de vivre et espère se faire entendre au-dessus du tintamare universel. Ce qu’il faut être jeune pour espérer qu’un poème puisse changer les règles de notre société. Voilà une réflexion dû à mon vieil âge.

Le poète croit à la magie du verbe, ne lui coupons pas les ailes. Il faut l’écouter, c’est la chance que je vous souhaite.

— Raymonde Lacasse, artiste-peintre

  • Ce recueil de poèmes fut publié une première fois en 1987.

PRIX : 9.99 $CA

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