Archives de Catégorie: Nouvelles | Short stories

Volunteers for the Black Death and other Fantastic Tales, by Thierry Rollet

ISBN : 978-1-77076-724-9
Format : 122 pages, 5.5 x 8.5 inches
Interior Ink : Black & white
Binding : Perfect-bound Paperback

« Volunteers for the Black Death »: The story takes place in nineteenth-century India, during the Anglo-Sikh War. The survivors of a Sikh tribe that was decimated by the English decide to take revenge by making themselves prisoners, because they carry the germs of a horrible disease, transmitted by a mysterious demonic entity which they adore… (Winner of the Festival de Gérardmer prize in 1990).

“Slaves to the Light”: The story takes place in our time. A group of composers of electronic music gains success by giving concerts using their invention, which was emitted by a strange source of light that has been discovered by one of the musicians. But this light is a living entitty, and ends up possessing him….

In this book, Thierry Rollet shares seven fantastic new short stories with us. From beginning to end, the suspense will keep you on your toes!

ABOUT THE AUTHOR:

Born in Remiremont (France) in 1960, Thierry Rollet has devoted himself to literature since the age of 15. Associate to Gens de Lettres de France. He published his first book at age 21 and is now at his 38th published book. First a teacher, he founded in 1999 the Scribo company, which handles the distribution of books, literary advice to authors wanting to be published, training in French / English and a writing workshop. Thierry Rollet has published novels, collections of short stories, historical accounts, and many novels in magazines and on the Internet.

PRICE : 14.00 US$

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Les Biflides se souviennent, par Guy Boulianne

ISBN : 978-1-926723-07-5
Format : 40 pages, 8.5 x 8.5 po., broché,
papier intérieur : Encre intérieure, couleur pure,
couverture extérieure #100 en quatre couleurs

Avant de lire « Les Biflides se souviennent », il serait peut-être préférable de lire d’abord les « Avant-propos d’un prince fou » de Guy Boulianne si l’on veut de la clarté et du sens, des vers et des verbes qui raisonnent. Car une fois sur Les Biflides se souviennent, tous les liens avec le réel seront coupés. Le non-sens sera roi. Le rêve de substituera au réel. L’imagination épousera les fantasmes les plus enfouis. Le monde finira d’être ce qu’il est vraiment pour devenir ce qu’il devrait être par la force de l’imaginaire. Hommes, plantes et animaux ne feront plus qu’un. Fusion de tous les êtres, de toutes les créatures. Le petit être deviendra grand et le grand deviendra petit. Aucune notion de temps. Aucune notion d’espace. Aucun souci de forme, ni du beau, ni de l’utile.

Il serait préférable, avais-je dit, de lire d’abord les Avant-propos d’un prince fou car on trouve déjà dans son « Cauchemar », ces choses aux formes rondes, ces animaux bizarres, ces danses d’orgie, ces couleurs de mille feux, ces fleurs et ces plantes hallucinogènes qui poussent dans l’eau et cette sensation de bien être quand on rêve, qu’on retrouvera une fois sur Les Biflides se souviennent et ses illustrations.

Illustrations qui, au lieu d’apporter un quelconque éclairage, inversent toutes les perceptions que nous avons de la vie et des choses. C’est comme si l’on voyait du mauvais côté des jumelles. Ce sont des détails tirés du célèbre tableau de Jérôme Bosch à trois panneaux « Le jardins des délices». L’auteur a choisi le panneau du centre qui représente le paradis terrestre où les animaux et les hommes vivent en harmonie. Une harmonie démoniaque, soutiennent ceux qui n’y voient que sexe, sodomie et perversion.

Guy Boulianne annonce déjà que c’est un court récit de voyage surréaliste et complètement absurde. C’est donc un monde dicté par la pensée, en l’absence de tout contrôle exercé par la raison. Les propos comme les images échappent à toute logique ou à tout sens commun. C’est là la toute puissance du rêve.

Mais comment et pourquoi lire un récit de voyage où il n’y a rien à comprendre ? Quel intérêt revêt un écrit dépourvu de tout sens de toute préoccupation esthétique ou morale.

En sachant que Guy Boulianne est à la fois poète et peintre qui a ouvert ses propres galeries d’art, qui a vécu en ermite s’entourant de ses livres, on s’approche peut-être de la réponse. Car j’imagine qu’il faut agir avec son récit de voyage de la même manière qu’avec une production picturale. C’est-à-dire qu’il faut fermer les yeux, rompre avec le monde rationnel et se laisser emporter par les images et seulement par les images que suggèrent ses vers.

Il y a effectivement de nombreuses images mais qui ressemblent parfaitement aux détails d’un gigantesque tableau, à l’image de celui de Bosch « Le jardin des délices ». Elles sont aussi dignes de ce peintre gothique du quinzième siècle. J’en ai dénombré seize. Il va sans dire que c’est un compte tout à fait subjectif puisque dans pareils cas, à chacun d’imaginer le message et la signification des images, à chacun de retrouver sa petite vallée personnelle.

  • Image une : Un ivoire en pendaison. Des gens frottant la cervelle sur les caveaux de l’oubli. Des milliers de fourmis et d’araignées vont et viennent sur les pavots du Calvaire.
  • Image seconde : Un lieu où les sandales mangent du riz. La vie se gave de confiture. Luxures légères. Les Biflides qui jonchent la rivière.
  • Image trois : Les plafonds tombent. Au-delà le verbe il y a un trou, et ce trou, plus grand qu’une épave qui se fait belle.
  • Image quatre : Les soldats au fières allures cherchent la mort au coin des rues.
  • Image cinq : Le roi- écrevisse court à sa perte.
  • Image six : Un troupeau de vaches qui broute l’herbe. Un ciel ombragé d’un lendemain sans futur. Les monstres…
  • Image sept : Manger de nos chairs en amour.
  • Image huit : Un parc où on va tous chercher la gloire. Les oiseaux perdent la tête. Un chat n’ose traverser à cause des passants. Tout respire le qui-vive d’un matin ordinaire.
  • Image neuf : Un nuage et un clocher s’embrassent.
  • Image dix : Colline de Jultère. Ce pays où parfois, jonction et friction ne font qu’un et qu’une pluie inonde de plongeons de miroirs.
  • Image onze : La mer ensoleillée. Vaporeuses illusions cristallines. Les chats boivent de l’eau. Les oiseaux dansent. Les hirondelles scintillent aux mouvements des profondes lumières.
  • Image douze : Un mouchoir des pleurs. Se voit d’un mille de distance.
  • Image treize : Le rouge vif d’une bouteille en écume. Tristesse et cœurs en détresse.
  • Image quatorze : Un bidon qui traverse un flipon. Des rêves crapauds sautent par-dessous les verres. Un crapaud saute par travers. Les bidons rêvent dessous les verres qui viennent.
  • Image quinze : Au loin, un cri, plus fort qu’un écho. Des sons nébuleux.
  • Image seize : Des lendemains ténébreux. Poisson d’or. Lieu de dérision. Des frissons.

Les Biflides se souviennent est un court récit de voyage où le pinceau et la plume se confondent comme se confondent les personnages de Bosch. Des images à regarder, des vers à lire de « l’intérieur ».

Nous avons, certes, l’habitude d’écrire noir sur blanc, mais que se passerait-il si nous écrivions blanc sur noir ?

— Abdelouahid Bennani, poète

  • Illustré par Jérôme Bosch : Le Jardin des délices (1480-1490).

PRIX : 18.00 $CA

De Profundis, par Christian Frénoy

deprofundis_frontISBN : 978-1-77076-622-8
Format : 84 pages, 5.5 x 8.5 po., broché,
papier intérieur crème #60, encre intérieur noir et blanc,
couverture extérieure #100 en quatre couleurs

André se réveille un matin après avoir fait un terrible cauchemar. Pris de l’étrange mal-être qui l’accable depuis des années, il s’assoit dans son fauteuil et s’aperçoit bientôt qu’il ne peut plus bouger, ni même parler. Il s’interroge. D’où lui vient cette angoisse paralysante qui de plus en plus souvent l’anéantit ? Il repense à cette période heureuse de sa vie durant laquelle une adorable jeune fille, apparue comme par enchantement, avait fait le délice de ses nuits. Il revit en pensée la disparition subite de cette compagne inattendue, qui le plongea dans un désespoir sans bornes et aboutit même à son internement en hôpital psychiatrique.

Deux thérapeutes se succèdent à son chevet ; le premier s’éclipse bientôt et l’autre, malgré bien des efforts (et le recours à l’hypnose) ne parvient pas à percer le secret qui le ronge. La porte noire et massive qu’entoure un liseré de feu ne s’ouvre pas, elle demeure fermée, pesante et ténébreuse comme la porte de l’enfer. Cependant, ce matin-là, bien des années plus tard, la porte consent à s’ouvrir offrant à André l’explication de sa souffrance.

L’ennemi se trouvait bien à l’intérieur, au tréfonds de lui-même, lové dans les lobes de son Inconscient !

À PROPOS DE L’AUTEUR :

michel-santune-350x350Christian Frénoy est né à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-calais) le 26 avril 1955. Professeur de Lettres au lycée Montesquieu de Sorgues, il est membre des Rosati (anagramme d’Artois) et de la Société des Poètes Français. Il a publié de nombreux recueils de poèmes dont les plus récents sont : Passagère d’éternité (prix Stephen Liégeard 2016, organisé par l’association « Les poètes de l’amitié ». Éditions de la Nouvelle Pléiade 2013), L’exil et la présence (éditions France-Libris 2015) et Déclives (éditions France-Libris 2016).

Il fut nominé aux Prix Troubadours 2014 et Littérales 2015, publication partielle dans les revues Friches et Littérales. Plusieurs nouvelles ont été publiées dans les revues « Au fil des pages », « Les amis de Thalie », « Portique », « Le Scribe Masqué » et « Florilège ».

PRIX : 17.80 $CA

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