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Le Prince Fou (tome 2), par Guy Boulianne

ISBN : 978-1-77076-721-8
Format : 146 pages, 5.5 x 8.5 po., broché,
papier intérieur crème #60, encre intérieur noir et blanc,
couverture extérieure #100 en quatre couleurs

Ce livre de Guy Boulianne est un recueil de textes écrits et publiés sur son site internet entre les mois de juin 2016 et janvier 2017. Il fait suite au premier tome qui introduisait le lecteur dans sa quête personnelle, à la fois spirituelle et historique. De la France mystérieuse aux origines de sa famille, le lecteur pouvait alors le suivre dans ses découvertes qu’il partageait sans aucune retenue.

Dans ce nouvel ouvrage, l’auteur se concentre à élucider les origines de ses ancêtres. Du vicomte de Nîmes Ursus au capitaine de milice Jean-Marc de Bouillanne, en passant par le magistrat Paul Boyer de Bouillane, il remonte le cours de l’histoire et réussi à lier les dates, les lieux et les événements pour en faire un ensemble cohérent.

Il souhaite maintenant aller plus loin en utilisant les analyses ADN-Y, couplées à des analyses ADN autosomal, pour démontrer si — oui ou non — la famille de Bouillanne est liée par le sang aux familles de Planta et Planta de Wildenberg. En effet, les deux familles ont habité les mêmes régions, c’est-à-dire le Dauphiné en France et la Suisse, elles ont participé à l’Assemblée de Vizille en 1788, qui préfigura la Révolution Française, et elles possèdent le même meuble sur leurs blasons respectifs, soit la Patte d’Ours. Le généalogiste par ADN Jean-Pierre Gendreau-Hétu lui écrivait : « J’espère que cette expérience réussira! Vous pourriez réussir à établir une des plus anciennes signatures ADN-Y de France connues à ce jour! »

« Connais-toi toi-même » est le précepte qui est gravé à l’entrée du temple de Delphes. Inlassablement, Guy Boulianne poursuit sa quête du graal qui lui découvrira les secrets enfouis sous les voiles du temps. L’auteur vous convie donc à le suivre sur ce fil d’Ariane.

À PROPOS DE L’AUTEUR :

Né en 1962, Guy Boulianne débute sa carrière artistique en 1983, en publiant son premier recueil de poésie intitulé « Avant-propos d’un prince fou », suivi quatre ans après d’un deuxième recueil intitulé « La bataille des saints ». La même année, il devient l’un des responsables des deux galeries d’art Lézart et Frère Jérôme, et en 1989 propriétaire de la galerie d’art Imagine, à Montréal.

En 1997, il fonde en France le Conseil Franco-Québécois de la Culture qui a pour objectif de développer les échanges culturels entre la France et le Québec. Huit ans plus tard, Guy Boulianne devient pendant plus de trois ans l’éditeur en chef des éditions Mille Poètes, avant de fonder sa propre maison, les Éditions Dédicaces, en 2009.

On le retrouve aussi, au début de sa carrière, comme administrateur au Regroupement des Auteurs-Éditeurs Autonomes et comme concepteur et réalisateur de deux émissions télévisées chez Vidéotron (Écriture d’ici et Plume et pinceau). En 2010, il remporte le Diplôme d’honneur de la francophonie au Concours Europoésie UNICEF, en France. Le nom de Guy Boulianne figure d’ailleurs dans le « Dictionnaire des poètes d’ici – de 1606 à nos jours », paru aux éditions Guérin (Québec, 2005).

Guy Boulianne est issu de la famille de Bouillanne, l’une des plus anciennes familles nobles du Dauphiné en France, au sein de laquelle nous retrouvons Louis-Joseph Boulianne (1837-1842), l’un des 21 membres de la Société des vingt-et-un, qui fondèrent le Saguenay–Lac-Saint-Jean, au Québec.

PRIX : 15.75 $CA

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Les Biflides se souviennent, par Guy Boulianne

ISBN : 978-1-926723-07-5
Format : 40 pages, 8.5 x 8.5 po., broché,
papier intérieur : Encre intérieure, couleur pure,
couverture extérieure #100 en quatre couleurs

Avant de lire « Les Biflides se souviennent », il serait peut-être préférable de lire d’abord les « Avant-propos d’un prince fou » de Guy Boulianne si l’on veut de la clarté et du sens, des vers et des verbes qui raisonnent. Car une fois sur Les Biflides se souviennent, tous les liens avec le réel seront coupés. Le non-sens sera roi. Le rêve de substituera au réel. L’imagination épousera les fantasmes les plus enfouis. Le monde finira d’être ce qu’il est vraiment pour devenir ce qu’il devrait être par la force de l’imaginaire. Hommes, plantes et animaux ne feront plus qu’un. Fusion de tous les êtres, de toutes les créatures. Le petit être deviendra grand et le grand deviendra petit. Aucune notion de temps. Aucune notion d’espace. Aucun souci de forme, ni du beau, ni de l’utile.

Il serait préférable, avais-je dit, de lire d’abord les Avant-propos d’un prince fou car on trouve déjà dans son « Cauchemar », ces choses aux formes rondes, ces animaux bizarres, ces danses d’orgie, ces couleurs de mille feux, ces fleurs et ces plantes hallucinogènes qui poussent dans l’eau et cette sensation de bien être quand on rêve, qu’on retrouvera une fois sur Les Biflides se souviennent et ses illustrations.

Illustrations qui, au lieu d’apporter un quelconque éclairage, inversent toutes les perceptions que nous avons de la vie et des choses. C’est comme si l’on voyait du mauvais côté des jumelles. Ce sont des détails tirés du célèbre tableau de Jérôme Bosch à trois panneaux « Le jardins des délices». L’auteur a choisi le panneau du centre qui représente le paradis terrestre où les animaux et les hommes vivent en harmonie. Une harmonie démoniaque, soutiennent ceux qui n’y voient que sexe, sodomie et perversion.

Guy Boulianne annonce déjà que c’est un court récit de voyage surréaliste et complètement absurde. C’est donc un monde dicté par la pensée, en l’absence de tout contrôle exercé par la raison. Les propos comme les images échappent à toute logique ou à tout sens commun. C’est là la toute puissance du rêve.

Mais comment et pourquoi lire un récit de voyage où il n’y a rien à comprendre ? Quel intérêt revêt un écrit dépourvu de tout sens de toute préoccupation esthétique ou morale.

En sachant que Guy Boulianne est à la fois poète et peintre qui a ouvert ses propres galeries d’art, qui a vécu en ermite s’entourant de ses livres, on s’approche peut-être de la réponse. Car j’imagine qu’il faut agir avec son récit de voyage de la même manière qu’avec une production picturale. C’est-à-dire qu’il faut fermer les yeux, rompre avec le monde rationnel et se laisser emporter par les images et seulement par les images que suggèrent ses vers.

Il y a effectivement de nombreuses images mais qui ressemblent parfaitement aux détails d’un gigantesque tableau, à l’image de celui de Bosch « Le jardin des délices ». Elles sont aussi dignes de ce peintre gothique du quinzième siècle. J’en ai dénombré seize. Il va sans dire que c’est un compte tout à fait subjectif puisque dans pareils cas, à chacun d’imaginer le message et la signification des images, à chacun de retrouver sa petite vallée personnelle.

  • Image une : Un ivoire en pendaison. Des gens frottant la cervelle sur les caveaux de l’oubli. Des milliers de fourmis et d’araignées vont et viennent sur les pavots du Calvaire.
  • Image seconde : Un lieu où les sandales mangent du riz. La vie se gave de confiture. Luxures légères. Les Biflides qui jonchent la rivière.
  • Image trois : Les plafonds tombent. Au-delà le verbe il y a un trou, et ce trou, plus grand qu’une épave qui se fait belle.
  • Image quatre : Les soldats au fières allures cherchent la mort au coin des rues.
  • Image cinq : Le roi- écrevisse court à sa perte.
  • Image six : Un troupeau de vaches qui broute l’herbe. Un ciel ombragé d’un lendemain sans futur. Les monstres…
  • Image sept : Manger de nos chairs en amour.
  • Image huit : Un parc où on va tous chercher la gloire. Les oiseaux perdent la tête. Un chat n’ose traverser à cause des passants. Tout respire le qui-vive d’un matin ordinaire.
  • Image neuf : Un nuage et un clocher s’embrassent.
  • Image dix : Colline de Jultère. Ce pays où parfois, jonction et friction ne font qu’un et qu’une pluie inonde de plongeons de miroirs.
  • Image onze : La mer ensoleillée. Vaporeuses illusions cristallines. Les chats boivent de l’eau. Les oiseaux dansent. Les hirondelles scintillent aux mouvements des profondes lumières.
  • Image douze : Un mouchoir des pleurs. Se voit d’un mille de distance.
  • Image treize : Le rouge vif d’une bouteille en écume. Tristesse et cœurs en détresse.
  • Image quatorze : Un bidon qui traverse un flipon. Des rêves crapauds sautent par-dessous les verres. Un crapaud saute par travers. Les bidons rêvent dessous les verres qui viennent.
  • Image quinze : Au loin, un cri, plus fort qu’un écho. Des sons nébuleux.
  • Image seize : Des lendemains ténébreux. Poisson d’or. Lieu de dérision. Des frissons.

Les Biflides se souviennent est un court récit de voyage où le pinceau et la plume se confondent comme se confondent les personnages de Bosch. Des images à regarder, des vers à lire de « l’intérieur ».

Nous avons, certes, l’habitude d’écrire noir sur blanc, mais que se passerait-il si nous écrivions blanc sur noir ?

— Abdelouahid Bennani, poète

  • Illustré par Jérôme Bosch : Le Jardin des délices (1480-1490).

PRIX : 18.00 $CA

La bataille des saints, par Guy Boulianne

ISBN : 978-1-926723-09-9
Format : 76 pages, 6 x 9 po., broché,
papier intérieur crème #60, encre intérieur noir et blanc,
couverture extérieure #100 en quatre couleurs

En lisant « la Bataille des saints » de Guy Boulianne, le lecteur y découvre l’oeuvre d’un jeune poète. La jeunesse y laisse sa trace. C’est vrai que la poésie n’attend pas ; Rimbaud, Nelligan n’ont-ils pas écrit leurs oeuvres avant qu’ils eurent vingt ans.

Le poète lance son cri vibrant, il se cogne au mur de la dure réalité de la vie. La vie, la mort, l’amour, la solitude, le rejet sont les thèmes de ce recueil : « A savoir si je mourrai avant même de frôler ma destinée », écrit-il.

Le drame de toute cette jeunesse d’aujourd’hui est ici noir sur blanc.

Seul, il ose crier son mal de vivre et espère se faire entendre au-dessus du tintamare universel. Ce qu’il faut être jeune pour espérer qu’un poème puisse changer les règles de notre société. Voilà une réflexion dû à mon vieil âge.

Le poète croit à la magie du verbe, ne lui coupons pas les ailes. Il faut l’écouter, c’est la chance que je vous souhaite.

— Raymonde Lacasse, artiste-peintre

  • Ce recueil de poèmes fut publié une première fois en 1987.

PRIX : 9.99 $CA

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